Souveraineté alimentaire au Mali, espoir et résilience

Malgré les inquiétudes liées aux difficultés de l’année 2024 : l’inondations dévastatrices dans plusieurs localités, la sécheresse, l’insécurité liée au djihadisme, les difficultés liées aux prix des intrants, le secteur agricole a fait preuve d’une très grande résilience. 11 010 851 tonnes de céréales récoltées, 640 000 tonnes de coton graine, 234 244 tonnes de pomme de terre, 846 668 tonnes d’oignon et d’échalote, 636 436 tonnes de mangue, 113 218 tonnes de poisson frais et près de 97 000 tonnes de viande contrôlée, tel est le bilan de l’année écoulée.

Au Mali, l’agriculture occupe près de 80 % de la population active, et le secteur représente 40% du PIB.

Pour la campagne 2025, le Gouvernement prévoit une production de plus de 8 millions de tonnes de céréales : 3,2 millions de tonnes de riz, 2,8 millions de tonnes de mil, 1,5 million de tonnes de maïs et 1 million de tonnes de sorgho. 508 806 tonnes d’arachide, 297 601 tonnes de niébé, 206 307 tonnes de soja, 244 122 tonnes de tomate, et 264 112 tonnes d’oignon/échalote, sont par ailleurs escomptés.  

Ce sont 182,4 milliards de francs CFA qui ont été inscrits au budget national en faveur des ministères de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, avec un taux de décaissement satisfaisant de 92,35 % en 2024.

Pour 2025, un soutien massif est consenti aux producteurs avec des prix subventionnés déjà annoncés :

  • Engrais minéraux (sac de 50 kg) : 14 000 FCFA
  • Engrais organiques : 3 000 FCFA
  • Semences de maïs hybride : 1 500 FCFA/kg
  • Biostimulant Ovalis : 17 500 FCFA/kg
  • Coton graine (1er choix) : 300 FCFA/kg

Ces subventions, associées à des programmes de mécanisation, de soutien à la pisciculture, à l’élevage, à la valorisation des productions locales et à l’accès facilité au crédit agricole, constituent les piliers d’une stratégie de modernisation et de sécurisation de l’agriculture, et la garantie de l’auto-suffisance alimentaire.